solidarité rroms saint-etienne

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lundi 31 mai 2010

lettre de Gilberte Renard au Préfet de la Loire

Monsieur le Préfet de la Loire,

Monsieur le Maire,

Monsieur l'Adjoint aux affaires sociales,

L'agglomération lyonnaise et l'agglomération stéphanoise sont très proches en tant que distances, mais aussi malheureusement en tant que situations indignes que subit la population rrom.

Je fais partie du bureau du Collectif Lyonnais d'Accès à la Scolarisation et au Soutien des Enfants des Squats, même si je vous écris à titre personnel cela peut expliquer que faisant le lien pour la scolarisation des enfants rroms je connais bien les difficultés que les familles rroms vivent.

Et celles-ci sont à l'identique sur les bidonvilles de nos deux villes :

- pas d'eau ou un seul point d'eau pour + de 100 personnes,

- de jeunes enfants, des bébés ... des femmes, des jeunes filles, des femmes qui ont des règles comme toutes les femmes ..., des personnes âgées,

- pas d'électricité,

- pas de toilettes,

- pas d'abris pour se protéger de la pluie ..

- des couvertures et des vêtements donnés se retrouvent mouillés et plein de boue.

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samedi 29 mai 2010

Réunion ce lundi 31 mai à 19 heures.

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Suite aux demandes de plusieurs personnes, nous proposons que la rencontre pour faire le point de l’évolution de la situation à St Etienne concernant les familles rroms et réfléchir à des réactions collectives soit avancée au lundi 31 mai à 19H. Elle aura lieu à l’amicale laïque de Beaubrun, espace Pibarot, 11 rue de l’Apprentissage

Il est difficile de trouver une date qui accorde tout le monde. Aussi nous ferons un large compte rendu de cette rencontre.

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Dans l’immédiat sur le terrain c’est la désolation. Quelques cabanes sont construites. Les autres familles sont dehors sous des bouts de toiles de tentes ou avec rien. Les voitures servent aussi d’abris à 10 par voiture.

Il y a besoin de toiles de tentes, de planches et de panneaux de bois, de bâches, de marteaux, de scies, de clous, de ficelles, de carpettes, de linoléum, de toile goudronnée pour les toits, de palettes pour le sol, de couvertures. Bien sûr toujours pas d’électricité. Donc la cuisine se fait sur du feu de bois quand il ne pleut pas. Des bouteilles de gaz seraient bien venues avec des réchauds. Si quelqu’un peut venir avec une débroussailleuse ça serait aussi très utile pour débarrasser les ronces et orties. Il y a besoin aussi de personnes qui ont des compétences pour construire des toilettes sèches parce qu’ils n’y a pas de toilettes non plus.

©photos mpv / les enfants du terrain

jeudi 27 mai 2010

Il a plu des tornades d' eau , sur le nouveau bidonville de St-Etienne.

Photo0439photo.jpg Les familles expulsées de Desjoyaux se sont réfugiées sur le terrain de Montmartre . Il y a donc maintenant sur ce terrain le nouveau bidonville de St Etienne installée par la mairie et la préfecture 120 personnes dont une quarantaine d' enfants

Un seul point d’eau, pas de toilette ni d’électricité, des serpents, les aboiements des chiens du chenil en permanence. Les familles s’entassent dans les voitures pour celles qui en ont.

Lire le témoignage ci dessous d' Adeline Combat et Anne-Sara Le Cardiet :

Hier soir, les rroms qui se sont réfugiés sur le terrain de Montmartre, ont dormi dans des tentes, des cabanes ou des voitures. La pluie rend la situation encore plus dure : impossible de faire du feu pour préparer à manger, certaines tentes n'ont pas résisté aux orages et donc matelas, couvertures et vêtements sont trempés. Ils avaient peu de choses, et n'ont maintenant plus que des affaires mouillées. Quand il pleut, les enfants et parents s'entassent dans les voitures, ou sous des bâches pas trop étanches, en attendant la fin de l'orage.

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Les enfants ne vont plus à l'école, et ne finiront certainement pas l'année scolaire. Deux sœurs, une collégienne et une primaire n'ont malgré tout pas cessé de se rendre en classe, même les jours d'expulsions, et tout cela sans se plaindre de leur situation. On va les laisser comme ça encore longtemps ? Les enfants sont des enfants qu'ils soient rroms ou non, roumains ou non

La mairie et la préfecture ne répondent plus à nos appels téléphoniques. La DDASS a également été avertie de la situation. En ce qui concerne l'hébergement provisoire des mamans avec les bébés, voilà plusieurs jours que l'on attend....

CONCRETEMENT, on fait quoi? On laisse faire cela??

Nous avons demandé par téléphone à la mairie, au 115, et à la préfecture, une rencontre commune.

Qui pourrait rédiger une demande de rencontre officielle?

Nous avons programmé une rencontre le 31 mai 2010 à 19h00 à l’Espace Pibarot, 11 rue de l'apprentissage de l'Amicale Laique de Beaubrun pour décider d'une suite concrète à ces évènements et préparer la manifestation du 12 juin avec les familles.

On compte vivement sur la présence d'un maximum d'entre vous, nous avons besoin de soutien! Il y avait hier soir plus de 120 personnes à la rue et nous étions 6 bénévoles (certes sous les orages), nous avons le soutien actif d'Emmaus et du Secours populaire.

Anne-Sara et Adeline pour nous contacter (06.83.31.94.78. ou 06.82.31.24.86)

©photos/ aslc

mercredi 26 mai 2010

expulsion ce matin des familles de la rue Desjoyaux

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Ce matin une soixantaine de personnes, dont 15 enfants, ont été expulsées de Desjoyaux . L' ouragan d' expulsions qui souffle sur St-Etienne depuis quelques jours se démultiplie. La Préfecture et la Mairie font bien leur boulot de printemps . Ils "nettoient" . La honte tombe sur la ville .

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Dès que les familles ont été sur le trottoir, les fenêtres étaient neutralisées et les ouvriers montaient sur le toit pour démolir la toiture.

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L' enfant souriait ... sur le trottoir, une petite fille se contemplait dans un miroir ... Miroir.jpg

©photos/mpv

mardi 25 mai 2010

rencontre avec la sociologue Maria Strudenti .

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Maria Strudenti est une sociologue italienne . Son travail porte sur les matériaux employés et la configuration pour les édifications de bidonvilles dans les villes de moyenne importance, en France et en Europe . Elle a travaillé avec les plus grands architectes sur la thématique du logement social . Beaucoup de parutions, livres , à son actif . Elle avait entendu parler de la création d' un bidonville sur St-Etienne... après prise de contact téléphonique, elle est donc venue hier soir dans notre ville pour continuer un de ses futurs livres : " de la conception à la réalisation d' un bidonville , un terrain d' exploration sociale, architectural et politique "

Elle a choisi Saint-Etienne . Pourquoi ? "Saint-Etienne était une espèce d' aubaine pour moi, la création toute neuve d' un bidonville . "

Depuis quelques jours , elle est donc " en poste" , sur ce terrain de Montmartre, entre le cimetière et le chenil.

Elle regarde, elle analyse .

Ensuite, à sa manière à elle , avec ses mots de sociologue elle dira dans ses futurs livres ce qui a conduit un groupe de 80 personnes, expulsé de manière constante et déterminée dans notre ville par la Ville et la Préfecture, à atterrir et à se loger sur un terrain dénué de tout . Comment les gens se sont débrouillés, quel type de bois ont-ils employé pour fabriquer les cabanes, d' où viennent les tentes , la topographie des lieux, quelles sont les personnes qui ont pris quels emplacements et pourquoi ... (voir précédents billets sur les expulsions de ces derniers jours)

Je l' avais rencontrée il y a quelques années à Naples, elle travaillait sur la strada Sante De Pietra , les habitants avaient décidé "de prendre en main" la construction de leurs maisons sur un terrain un peu pourri , sans eau ni électricité .

Bref , nous nous étions donné RDV hier soir . Sur le terrain Montmartre . Elle m' a demandé de prendre quelques images . Je vous les livre . Avec quelques légendes . Ses textes suivront plus tard .

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Drenda.jpg ''Il y a d' abord ceux qui ont l' usage d' un véhicule et qui ont la possibilité de construire une vraie cabane . Récupération de palettes. Savoir-faire . 5 cabanes sur le terrain . Ils peuvent aller récupérer des matériaux de ci et de là . Donc , constructions de cabanes .''

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''Puis il y a ceux qui n'auront jamais accès à la récupération de bois , et qui ont beaucoup moins de savoir-faire . et pas de véhicule . Ceux là vivent dans des tentes improbables.''

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''et puis il y a les enfants , le terrain est "farci" de serpents , couleuvres ou vipères .... Enfin , on peut penser que les serpents mangeront les rats .''

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''et puis il y a les nourrissons, bien à l' abri dans un coffre de voiture. Où les poser ailleurs ?''

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''et puis le seul point d' eau installé par la Ville . Bien évidemment , pas de toilettes et pas d' électricité''

Son étude est intéressante . Nous l' aiderons bien évidemment .Cela va de soi.

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Et puis il a ceux du fond , ce sont eux qui vivent avec les serpents . C'est toujours beaucoup plus humide, au fond .

©photos/mpv

lundi 24 mai 2010

la chronique mensuelle de Gilberte Renard - Lyon

Mardi 4 mai 2010

Le squat de l'ex-école Jean Jaurès à Oullins s'est vidé avant l'arrivée de la police prévue ce jour. Les familles sont parties vers des horizons divers et différents de l'agglomération : par mes appels téléphoniques (une famille ayant un portable) j'ai su qu'une vingtaine de personnes étaient dans une maison abandonnée à Rillieux. C'est par la famille de Pétrisor et Florina dont les 3 garçons vont à l'école Victor Hugo dans le 1er arrondissement que j'ai eu l'info, car Ricardo un des fils devait être acteur à l'Opéra de Lyon ce mardi 4 dans le cadre d'une représentation créée et travaillée depuis 1 ans avec 4 écoles différentes de Lyon.

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samedi 22 mai 2010

La mairie et la préfecture installent un bidonville à Saint Etienne

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Ce texte est publié sur le site du Portail pour l’accès aux droits sociaux avec de nombreuses autres photos .

Un terrain vague jonché ici ou là de détritus, coincé entre le cimetière de Montmatre et le chenil, c’est là que se sont regroupés, en désespoir de cause, les familles roms roumaines expulsées deux fois en deux jours par la préfecture et la mairie de St-Etienne. 22 enfants dont la majorité a moins de 6 ans, un bébé de 4 mois et deux de 1 mois, au total 60 personnes environ, fatiguées par les deux expulsions qu’elles viennent de subir. Expulsion de l’immeuble de la rue Preynat à Beaubrun (voir), ce 19 Mai au petit matin, sur demande de la mairie puis, le lendemain matin, de celui du 33 bd de la palle appartenant à l’OPAC de la ville de St Etienne, dans lequel elles avaient trouvé refuge. Elles ont passé la nuit entassées dans quelques voitures et les deux ou trois tentes amenées par des membres du réseau de solidarité et le Secours Populaire. EMMAÜS a aussi amené dans un camion tout ce qu’ils ont pu rassembler.

La situation est désastreuse. Les enfants bien sûr ne vont plus à l’école. Les adultes réfléchissent à la façon dont ils vont pouvoir trouver du bois, divers matériaux pour construire des cabanes. Tous nous disent qu’ils n’en peuvent plus d’être expulsés, qu’ils veulent pouvoir rester quelque part. Tous les efforts faits pour scolariser les enfants, gagner une fréquentation régulière de l’école, sont détruits. Une femme soignée pour le cancer se demande comment elle va se faire les piqûres journalières prescrites par l’hôpital.

Un désastre organisé par la mairie et la préfecture qui refusent obstinément d’examiner toute solution d’hébergement et de logement décente et durable. Lors d’une récente entrevue demandée par le réseau de solidarité avec les roms, l’adjoint, représentant le maire, avait redit une énième fois que la mairie refusait de loger ou d’héberger ces familles, qu’elle avait demandé en priorité l’expulsion de Preynat et de Méons (un immeuble réquisitionné depuis deux ans par le réseau de solidarité) tout en n’excluant pas l’expulsion des autres lieux de vie des familles. Quand à la préfecture elle organise les expulsions et refuse également toute solution digne. Il y a 7 mois le préfet s’était engagé à prendre l’initiative d’une rencontre de travail entre les collectivités territoriales, l’Etat et les associations. Depuis rien. Préfecture et mairie sont bien responsables de ce bidonville en cours de constitution à St-Etienne. Au lieu d’aider ces familles à accéder à un logement ou un hébergement, elles les parquent sur un terrain vague, alors qu’il y a de nombreux logements et bâtiment vides sur la ville et l’agglomération. Après ça on pourra toujours avoir de bonnes paroles sur les droits de l’homme et sur les droits des enfants.

Malgré tout ce que pourront faire les associations, on sait vers quoi cette situation va déboucher. Un terrain qui va se transformer en gadoue dès la première pluie, sans WC, les rats qui vont immanquablement arriver, avec les aboiements des chiens en permanence, l’odeur du chenil qui deviendra vite difficilement supportable avec la chaleur, l’humidité, la poussière, la saleté. Et une population qui risque bien d’augmenter si les expulsions continuent. Voilà comment à St-Etienne on traite les pauvres parmi les pauvres, en opposition totale avec les traditions de solidarité et d’accueil de la ville.

Bien sûr cette solidarité commence à nouveau à s’organiser. Immédiatement EMMAUS, le Secours Populaire, alertés par le réseau solidarité roms, ont répondu présents. Des travailleurs sociaux du SAMU social sont aussi venus voir ce qu’ils pouvaient faire. Tout le monde est catastrophé en découvrant la situation.

Ce matin, la mairie, contactée par un membre du réseau de solidarité a quand même accepté de mettre un point d’eau et quelques poubelles. Mais, le 1er adjoint, Mr Coynel, s’est cru autorisé à répondre : « Il faudra que, le réseau de solidarité, vous veilliez quand même à faire respecter la propreté ». On croit rêver. La mairie expulse ces familles, refuse de les loger, installe un bidonville sur un terrain vague qui sert depuis plusieurs mois de décharge, brise une bonne partie du travail des associations, et demande à des membres du réseau de solidarité qui, bénévolement, tentent d’aider ces familles, d’assurer la propreté des lieux. Irresponsables, méprisants, honteux, on ne sait pas trop comment qualifier ce genre de propos. Et pour les WC ? Là ce n’est pas possible, répond le 1er adjoint, « la mairie ne peut pas tout faire, demandez à la préfecture ». Lamentable !

Nous publions ci-dessous quelques photos et nous invitons chacun à venir se rendre compte de la situation sur place, à venir discuter avec les familles de ce qu’elles ont besoin. Dans l’immédiat elles manquent de tout, notamment : toiles de tente, bâches, tables, chaises, réchauds et cuisinières à gaz, matelas, bouteilles de gaz et aussi des pelles, des bêches, des râteaux, des scies pour nettoyer le terrain, de quoi aussi fabriquer des toilettes sèches. Chacun peut amener ce qu’il a sur place ou prendre contact avec des membres du réseau de solidarité (06 82 31 24 86 - 06 28 25 54 35 - 06 83 28 82 17 - 06 09 04 69 98)

Georges Günther

jeudi 20 mai 2010

expulsion La Palle

Les familles rroms roumaines expulsées hier de l’immeuble de la rue Preynat, avaient trouvé refuge, faute de mieux, dans l’immeuble du 33 Bd de la Palle. Ce matin, en ce moment, la police les expulse à nouveau.

Cet immeuble appartient à Métropole habitat, l’OPAC de la ville de St Etienne. Il est prévu à la démolition. Où vont aller ces familles ? Environ 100 personnes sont concernées dont beaucoup d’enfants en bas ages.

L’attitude de la mairie et de la préfecture qui refusent d’envisager toute solution pour loger ces familles conduit à cette chasse inhumaine. Jusqu’où cet acharnement ?

Une telle politique est indigne des valeurs de solidarité, du respect de la dignité humaine et des droits de l’homme.

Nous demandons une réunion de travail avec la préfecture, la ville de St Etienne, la Communauté d’agglomération, le Conseil Général et le Conseil Régional pour dégager des solutions décentes et durables.

Pour l’instant ces familles ont besoin de notre soutien sur place. Pour celles et ceux qui le peuvent rendez vous au 33 Bd de la Palle (c’est dans le quartier de Monchovet juste à côté de la clinique privée).

mardi 18 mai 2010

expulsion aujourd' hui à Preynat

Ce matin les familles roumaines qui squattaient, faute de mieux, un immeuble pourri de la rue Preynat à Beaubrun, ont été expulsées. Expulsées sans qu’aucune autre solution ne leur soit proposée. Environ 100 personnes au total avec beaucoup d’enfants, des bébés.

Beaucoup de forces de police pour expulser ces familles : des CRS, des policiers nationaux, de nombreux fourgons, les rues du quartier de Beaubrun bloquées, des membres du réseau de solidarité avec les roms empêchés de passer par les CRS.

Sur place le responsable des forces de police a simplement proposé un hébergement provisoire (pour combien de temps ?) uniquement pour les femmes avec des bébés, mais sans le reste de la famille. Les familles ont bien sûr refusé.

Seules quelques affaires ont pu être récupérées avant que l’immeuble ne soit muré.

Tout le monde est donc à la rue et les forces de police demandent maintenant de dégager le trottoir. Pour aller où ?

Lors d’une rencontre, il y a quelques jours avec un adjoint au maire de St Etienne, celui-ci a dit que la mairie refusait de trouver des solutions de logements pour ces familles et que celles qui étaient dans l’immeuble de Preynat et de Méon seraient expulsées. Du côté de la préfecture c’est le silence, elle se contente d’expulser. Le préfet n’a toujours pas organisé la rencontre qu’il s’était engagé à organiser pour discuter du logement et de l’hébergement de ces familles.

Les familles qui avaient trouvé refuge à Preynat sont une partie de celles qui avaient été expulsées de la rue des Armuriers. L’immeuble de Méons est un immeuble réquisitionné il y a deux ans par le réseau de solidarité suite à l’expulsion des familles de Montplaisir et au refus de la mairie et de la préfecture de les reloger.

Encore une fois le scénario recommence. Les enfants rescolarisés à grande peine, après leur départ des armuriers, par les efforts des membres du réseau de solidarité et les enseignants, vont être une deuxième fois dans l’année déscolarisés. Quel écart entre les déclarations pour la commémoration de l’anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant et les actes.

Si vous êtes libres, il y a besoin de monde sur place pour aider les familles.

jeudi 13 mai 2010

un petit coup d' éclairage sur "parno graszt" , groupe de musique de hongrie

dimanche 9 mai 2010

infos région - Lyon

Rendez vous demain matin lundi 10 mai à 7h45 devant l'ex-école Jean Jaurès à Oullins.

Lundi 3 mai, la police est passée sur le squat informer les occupants que le lendemain ils seraient expulsés par la Force Publique. La décision du Tribunal en date du 26 février 2010 avait laissé un délai de 2 mois avant expulsion, à savoir le 26 avril. Depuis la semaine dernière, certaines familles étaient parties, les dernières lundi soir.

Certaines ont trouvé un abri dans des maisons abandonnées, d'autres sous tentes dans un terrain de Bron où elles ont été expulsées en fin de semaine.

Une jeune femme Nadia et ses 5 enfants dont un bébé né fin décembre a été expulsée de ce terrain et est revenue dans le squat de l'ex-école Jean Jaurès ne sachant où aller. Elle est seule son mari en prison. D'autres personnes sont peut être également revenues. L'info est de ce soir. Toujours est-il que la police doit venir demain matin à 8 heures avec le maire d'Oullins.

Nadia souhaite demander de pouvoir rester jusqu'à la fin de l'année scolaire, ses 3 filles allant à l'école à Oullins. Mais est ce possible ?

Il est important de ne pas la laisser seule. et d'être nombreux. Rendez vous à 7h45 sur la place devant l''ex-école Jean Jaurès.

Gilberte

mercredi 5 mai 2010

devinette

Nashti lav tiro , te na dav miro . So si ?

''Je ne peux pas prendre la tienne, si je ne te donne pas la mienne. Qu' est ce que c' est ?''

- o vast-

dimanche 2 mai 2010

Une histoire des familles rroms de Saint-Etienne d’août 2004 à décembre 2006.

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tousleschemins.mov

texte de la conférence de presse , tenue le 29 avril dans le bâtiment de la Villa Janon

Toutes les familles installées dans ce bâtiment sont celles qui ont été expulsées le 1er avril de l’immeuble qu’elles occupaient au 167 rue Antoine Durafour.

Expulsées sans solution, c'est-à-dire mises à la rue : 50 personnes dont 21 enfants.

Le soir du même jour, le réseau de solidarité, devant l’abandon de ces familles tant par l’Etat que par la Mairie et le Conseil général, décidait de les mettre à l’abri dans ce bâtiment correct de Terrenoire, la « Villa Janon », ancienne maison de retraite, vide depuis 2 ans et appartenant à St Etienne Métropole.

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mardi 27 avril 2010

Quand Tété Junior dansait .... au 21 rue Béraud, première maison de "réquisition" citoyenne en août 2006.

à écouter

"paradis" chanté par Mirella et Pavel à la fin de 15 jours de campement sous le kiosque Jean-Jaurès . août 2006.

lundi 26 avril 2010

Panique dans les rangs !

panique dans les rangs Enième expulsion en ce printemps 2010 - ©mpv

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