solidarité rroms saint-etienne

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lundi 18 juillet 2011

Le 16 juin 2011,

Hier, les maisons squatées dans le quartier de monthieu ont été évacuées.

Plusieurs personnes ont été conduites en centre de rétention : il s’agit de 4 femmes à qui avaient été délivrées des OQTF en avril ou mai 2011, lors de précédentes expulsions. Les démarches pour faire des recours étaient entamées.

Une des femmes est là-bas avec 2 de ses enfants âgés de 9 et 15 ans. Son autre enfant de 5 ans est toujours à Saint Etienne avec son père.

Une autre femme est séparée de son fils de 4 ans, également resté ici avec le papa.

Ils auraient du tous partir en Roumanie le lendemain de leur arrivée, mais ce départ en urgence a été rendu impossible puisque des aides juridictionnelles avaient été accordées peu de temps avant.
Aujourd’hui, au tribunal administratif de Lyon, les recours ont été rejetés : les 4 femmes et les 2 enfants restent donc en centre de rétention jusqu’à ce qu’un départ en Roumanie soit prévu.

Ces enfants étaient scolarisés, assidus et particulièrement motivés : ils ne finiront donc pas l’année scolaire. La petite était en primaire et l’adolescent au collège. Ce dernier était actuellement en stage dans une entreprise qui souhaitait le prendre en apprentissage à partir de septembre. Ce garçon devait passer des tests à la chambre des métiers ce matin afin de faire un bilan de positionnement, pour évaluer la durée de la formation qu’il devrait suivre au CFA.

Ces femmes et enfants seront certainement de retour en France dans peu de temps. Pour la petite fille, l’inscription dans la classe suivante était déjà faite par l’école qui l’accueillait. Pour le garçon, l’entrée en apprentissage rsique d’être compromise, puisque les inscriptions se font dès maintenant, et il ya peu de place.

Quel sens a donc tout cela ? Foutre en l’air l’avenir de gamins qui se démènent avec leurs parents pour s’en sortir…les traumatiser en les enfermant, et en les séparant d’une partie de leur famille, les priver de l’école…comment peuvent-ils comprendre ce qu’on leur fait subir ?

Les mineurs sont donc traités comme des adultes, puisqu’on les enferme, on prend leurs empruntes digitales ainsi que des photos, et même s’ils ne sont pas accompagnés par au moins un de leurs parents au moment de l’expulsion, aucune prise en charge n’est proposée.

Les expulsions deviennent habituelles, et s’enchaînent ! Chaque année, ça recommence ! Et pourtant, certaines familles sont à Saint Etienne depuis des années. Les enfants et adolescents vont à l’école, les plus grands trouvent des patrons, mais leur situation administrative reste inchangée.

Hier matin, après avoir été expulsés, 2 adolescents sont partis en stage, un autre a été passé son CFG : dans quelles conditions ?

Anne-Sara

jeudi 7 avril 2011

8 avril : fête des rroms

A St Etienne à 18 H théâtre et musique, à 20H 30 soirée-débat au France autour du film "LACHO DROM"

Le vendredi 8 avril, à l’occasion de la fête internationale des rroms à St Etienne le réseau de solidarité avec les rroms, invite :

¤ A 18 heures Place Jean Jaurès, près du kiosque

 Théâtre et musique : Les acteurs sont des écoliers Rroms de la ville.
 Buffet convivial : Pour partager… ce que nous aurons préparé et apporté !

¤ A 20 heures 30 au cinéma Le France Projection du film LACHO DROM (Bonne route) de Tony Gatlif (1993) Voyage aux sources de la culture rom, où Tony Gatlif, gitan d’origine algérienne, passe en revue toutes les déclinaisons et toutes les instrumentations possibles de la musique tzigane en partant du Nord-Ouest de l’Inde, en passant par l’Egypte, la Turquie, la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie et la France. Mille ans d’histoire marquée par la haine et le rejet de ces peuples qui jouent leur vie et expriment leurs sentiments jusqu’à la folie.

L’avis de Jean-Luc Macia - LE MONDE : Cent minutes de chants, magiques, émouvants. Pas une comédie musicale mais peut-être le premier pamphlet cinématographique uniquement en musique. Les héros ? : Des anonymes bien typés. Oh, ne voyez aucun racisme dans cette épithète car Latcho Drom est sans doute le meilleur plaidoyer antiraciste jamais réalisé. Rien n’est affirmé, tout est suggéré. La musique est toujours belle, parfois envoûtante… Comme par magie et avec un vrai talent de cinéaste, Tony Gatlif réussi son pari.

¤ Après le film : Informations et débat sur la vie des familles Rroms, le réseau de solidarité de Saint-Etienne…

Contact : 06 48 82 48 26 – 04 82 37 32 56

vendredi 3 septembre 2010

Les solutions pour un accueil digne des familles roms partent nécessairement des réalités concrètes donc locales

Depuis fin juillet les expulsions des familles roms de leurs lieux de vie ont pris une intensité jamais connue jusqu’à présent à Saint Etienne. L’Elysée et le gouvernement ont choisi notre ville pour débuter la mise en œuvre et en scène des mesures annoncées par Sarkosy, une dérive sécuritaire pour tenter de garder la main et le pouvoir. (voir sur le site des réseaux citoyens : "Ne marchons pas dans la dérive sécuritaire"




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jeudi 29 juillet 2010

Ah, les mercredis après-midi à la salle !!!

Photo0536.jpg ... Ionut ! rends moi mes lunettes ! ...

Hier, nous étions une vingtaine au local de l'association, 15 enfants de 5 à 12 ans et 3 mamans. Nous sommes venus à pied du terrain de Montmartre. Au programme, coloriage, puzzle, gros légos, et petit goûter.

Photo0535.jpg ... Ana maria et Ionut : quand les grands volent les légos des petits ! ...

Photo0534.jpg ... Quand Dolar boude après avoir fait quelques conneries ! ...

Ce soir, nous allons à la piscine avec les enfants de Terrenoire. La semaine prochaine, ce sera au tour des enfants de Tardy, mardi soir... Comme d'habitude, nous recherchons des bénévoles pour le transport, puisque les sorties se font en fin d'après-midi.

Anne-Sara 06 82 31 24 86

lundi 26 juillet 2010

On va à la salle !

Nous vous rappelons que les permanences de l'association se tiennent les mercredis de 14h à 16h au 20 rue Rouget de Lisle, à Saint Etienne. Nous y organisons des activités avec les enfants, et accueillons les familles pour toute demande de renseignements.

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De gauche à droite : Roxana, Emmanuel, Alex, Cristian, Madalina, David,Isaia, Isaac, Adela, Tabita et David.

Anne-Sara

Les vacances pour les enfants du terrain et des squats

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A vrai dire, avec toutes ces expulsions, et donc tous ces changements d’adresse, les inscriptions en centres de loisirs pour les enfants sont passées à la trappe. Seuls Denis, Ana Maria et Cosmina vont à l’amicale laïque de Beaubrun, où quelques places restaient encore. Cette semaine, les 2 filles sont mêmes parties en camp à Retournac. De vraies vacances au moins pour elles deux !

Chaque mercredi, un groupe d’enfants vient au local (au 20 rue rouget de lisle) : ils peuvent dessiner, peindre, jouer, goûter…

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Chaque semaine, nous essayons d’accompagner un groupe d’enfants/adolescents à la piscine. Non seulement, ils s’amusent, mais cela leur permet aussi d’avoir accès à une douche. Pour ces sorties piscine, et pour organiser d’autres activités, nous manquons toujours de monde. Alors, bienvenue aux personnes qui souhaiteraient participer. Vous pouvez me contacter au 06 82 31 24 86.

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Toutes ces petites activités permettent aux enfants de voir autres choses, et surtout de se divertir comme tous les autres enfants.

Anne-Sara

jeudi 17 juin 2010

Expulsion - Désolation

ExpulsionMolinaCeMatinNet.jpg ..

Ce jeudi matin 17 juin, le maire de St-Etienne et le préfet de la Loire ont fait expulser les familles et enfants rroms hébergées dans l’immeuble réquisitionné de Molina. La chasse aux Rroms est ouverte en Europe. Et St-Etienne se distingue tout particulièrement.

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mercredi 9 juin 2010

Nouvelle journée noire pour le respect des droits et de la dignité humaine à St Etienne.

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Hier, les familles roms occupant l’immeuble de Méons ont été expulsées. Expulsées sans solution donc mises à la rue. C’est à la demande directe du maire de St Etienne puisque la ville est propriétaire.

Sur place la police nationale assure l’opération avec la présence d’un huissier de justice.

Rien ne justifie une telle expulsion hormis la volonté d’en finir avec les bâtiments réquisitionnés par le réseau de solidarité et les autres bâtiments occupés par les familles, comme nous l‘a dit plus tard le directeur du cabinet du maire (voir ci-dessous). Pour Méons ça n’a même pas attendu la fin de l’année scolaire (plusieurs enfants étaient scolarisés à l’école du soleil et au collège Jules Vallès).

Quelques membres du réseau de solidarité étaient sur place, pour d’autres il a fallu un peu insister pour passer le barrage de police et venir donner un coup de main pour tenter de sauver quelques effets. Une entreprise, payée par la ville, commençait déjà à souder les volets. La ville a accepté d’envoyer un camion chercher les affaires.

Un employé municipal nous confirme que le toit de l’immeuble va être détruit. L’huissier l’avait déjà dit à un membre du réseau de solidarité.

Les familles se sont retrouvées sur une pelouse un peu plus loin. Tout le monde est désemparé. Celles qui ont des voitures les ont remplis de matelas, couvertures, ustensiles de cuisines et quelques petits mobiliers. Nous décidons de nous retrouver sur les marches de l’hôtel de ville.

Sur place nous entrons dans le hall de la mairie avec quelques rroms. Des policiers municipaux sont présents. Dès que les autres familles arrivent les portes sont alors fermées.

Nous montons demander une rencontre avec le Maire. Le directeur de cabinet, l’adjoint à la sécurité et un membre du cabinet nous reçoivent. Marie-Pierre demande que les portes de la mairie soient réouvertes. Le directeur de cabinet : « réponse négative ».

Nous réaffirmons que rien ne justifiait cette expulsion. Nous demandons l’arrêt des expulsions et une réunion de travail avec la préfecture, la mairie, les autres collectivités locales, les associations et les familles, pour mettre en route des solutions de logement et d’hébergement décentes et durables.

Après avoir contesté qu’il existe des financements européens pour améliorer les conditions de logement des communautés marginalisées notamment roms, et affirmer que la mairie recevait beaucoup de demandes d’expulsion y compris de l’ADAPEI (le réseau de solidarité à d’autres informations de l’ADAPEI sur le fait qu’elle n’a rien demandé), le directeur de cabinet précise la position de la mairie : « Vous savez comment cette question est contradictoire, on se sent coincé dans cette affaire. La ville de St Etienne est celle en France qui a les niveaux des loyers les plus faibles parce que nous sommes la ville qui a le plus de logements vacants. Donc si on laisse s’installer les squats en trois ans on va voir tripler, quadrupler les squats. (…) Si on cesse cette politique d’expulsion on va voir exploser ces squats. » Une nouvelle version de l’appel d’air avec reconnaissance de la vacance de nombreux bâtiments.

Plusieurs membres d’associations présents insistent sur la demande d’une réunion de travail. «Pourquoi ça ne serait pas la fierté de la ville de recevoir ces gens, pourquoi n’assumez-vous pas cette demande ensemble avec les associations ? » demande quelqu’un ?

Réponse « pourquoi la ville ferait seule l’effort, (…) Aucun maire de l’agglomération n’a répondu à la demande du maire de St Etienne. (…) Pourquoi ne vous adressez vous pas au préfet, au Conseil Général. Vous n’envahissez pas le Conseil Général.(…) ». Les membres des associations protestent : « Nous les faisons aussi … ». Puis énervement du directeur de cabinet avec des mises en cause personnelles, des accusations d’instrumentaliser la cause des roms, les roms viennent à St Etienne, lui a-t-on dit, parce qu’il y a des associations qui les accueillent. « Plus on vous reçoit plus vous venez nous voir »…

Pendant ce temps 30 personnes sont dehors sous la pluie.

Ce soir les familles étaient toujours à la rue. Elles refusent d’aller au bidonville.

Georges Gunther

mardi 8 juin 2010

nouvelle expulsion : Méons !

7h30, aujourd'hui

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La police est en train d’expulser l’immeuble de Méons occupé par des familles roms roumaines depuis 2 ans.

30 personnes mises à la rue dont 7 enfants certains de 1 et 2 ans. Tous vont être déscolarisés.

Cette expulsion est à la demande directe du maire de St Etienne puisque le bâtiment est propriété de la ville. Rien ne justifie cette expulsion. Même pas les habituels justificatifs sur la sécurité des personnes régulièrement mis en avant par les pouvoirs publics. Ces familles sont mises à la rue pour aller où? Renforcer le bidonville ?

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L’immeuble de Méons avait été réquisitionné par les associations il y a deux ans suite à l’expulsion à la demande de la mairie de l’ex-école de Montplaisir et de la destruction sauvage de toutes les affaires des familles par le feu et la fumée de pneus brûlés dans les bâtiments lire sur réseaux citoyens

Un campement de 16 jours s’en était suivi sur la place Jean Jaurès. C’est devant le refus de la préfecture et de la mairie de mettre en oeuvre des solutions de relogement que le réseau de solidarité avait décidé de réquisitionner cet immeuble en bon état, vide depuis des années.

Nous proposons à toutes celles et tout ceux qui le peuvent de se retrouver aujourd’hui à 10H sur les marches de l’hôtel de ville.

Nous attendons un changement d’attitude de la mairie de St Etienne, une politique qui respecte l’humanité de ces personnes. Plusieurs solutions sont possibles sur St Etienne et l’agglomération.

Georges Günther

Rappel :

Manifestation forum à St Etienne « Un toit c’est un droit, un toit c’est la loi ! » samedi 12 juin

samedi 5 juin 2010

Non au bidonville de St-Etienne - Une pétition à signer en ligne

« Suite à l’expulsion d’immeubles qu’occupaient des familles roms roumaines et à la constitution d’un bidonville à St Etienne, nous vous appelons à signer la pétition suivante. »

Nous ne pouvons accepter que près de 150 personnes dont 36 enfants (avec une majorité de moins de 6 ans), soient contraintes de vivre dans des cabanes de fortune, sous des tentes, dans la boue, sur un terrain vague entre le cimetière de Montmartre et le chenil, alors que de nombreux bâtiments et logements sont vacants sur l’agglomération stéphanoise.

Rien ne peut justifier une telle situation qui foule au pied les droits humains les plus fondamentaux. Nous exigeons des solutions d’hébergement et de logement décentes et durables pour ces familles.

Cette pétition sera adressée au Préfet de la Loire et au Maire de St Etienne

SIGNER LA PETITION :

Merci à RESF qui nous a hébergés pour une pétition sur leur site .

mardi 1 juin 2010

Rassemblement devant la mairie de St-Etienne, mercredi 2 juin , 18 h.

À la demande de la mairie de Saint-Étienne les forces de l'ordre ont expulsé des familles rroms roumaines occupant les squats rue Preynat et rue Desjoyaux.

Près de 150 personnes femmes et enfants compris se retrouvent à la rue ils tentent de s'installer sur un terrain vague face au cimetière de Montmartre.

C'est le retour des bidonvilles. Comment accepter sans réagir de tels comportements des pouvoirs publics. Pas un seul argument ne peut justifier de tels actes

C'est infliger un traitement méprisable à nos concitoyens européens, c'est une fois de plus contraindre les enfants à changer d'école, voire les déscolariser complètement. Nous vous appelons à participer à une manifestation de soutien le : mercredi 2 juin à 18:00 place de l'Hôtel-de-Ville.

Nous comptons sur votre participation. RESF 42

samedi 29 mai 2010

Réunion ce lundi 31 mai à 19 heures.

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Suite aux demandes de plusieurs personnes, nous proposons que la rencontre pour faire le point de l’évolution de la situation à St Etienne concernant les familles rroms et réfléchir à des réactions collectives soit avancée au lundi 31 mai à 19H. Elle aura lieu à l’amicale laïque de Beaubrun, espace Pibarot, 11 rue de l’Apprentissage

Il est difficile de trouver une date qui accorde tout le monde. Aussi nous ferons un large compte rendu de cette rencontre.

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Dans l’immédiat sur le terrain c’est la désolation. Quelques cabanes sont construites. Les autres familles sont dehors sous des bouts de toiles de tentes ou avec rien. Les voitures servent aussi d’abris à 10 par voiture.

Il y a besoin de toiles de tentes, de planches et de panneaux de bois, de bâches, de marteaux, de scies, de clous, de ficelles, de carpettes, de linoléum, de toile goudronnée pour les toits, de palettes pour le sol, de couvertures. Bien sûr toujours pas d’électricité. Donc la cuisine se fait sur du feu de bois quand il ne pleut pas. Des bouteilles de gaz seraient bien venues avec des réchauds. Si quelqu’un peut venir avec une débroussailleuse ça serait aussi très utile pour débarrasser les ronces et orties. Il y a besoin aussi de personnes qui ont des compétences pour construire des toilettes sèches parce qu’ils n’y a pas de toilettes non plus.

©photos mpv / les enfants du terrain

jeudi 27 mai 2010

Il a plu des tornades d' eau , sur le nouveau bidonville de St-Etienne.

Photo0439photo.jpg Les familles expulsées de Desjoyaux se sont réfugiées sur le terrain de Montmartre . Il y a donc maintenant sur ce terrain le nouveau bidonville de St Etienne installée par la mairie et la préfecture 120 personnes dont une quarantaine d' enfants

Un seul point d’eau, pas de toilette ni d’électricité, des serpents, les aboiements des chiens du chenil en permanence. Les familles s’entassent dans les voitures pour celles qui en ont.

Lire le témoignage ci dessous d' Adeline Combat et Anne-Sara Le Cardiet :

Hier soir, les rroms qui se sont réfugiés sur le terrain de Montmartre, ont dormi dans des tentes, des cabanes ou des voitures. La pluie rend la situation encore plus dure : impossible de faire du feu pour préparer à manger, certaines tentes n'ont pas résisté aux orages et donc matelas, couvertures et vêtements sont trempés. Ils avaient peu de choses, et n'ont maintenant plus que des affaires mouillées. Quand il pleut, les enfants et parents s'entassent dans les voitures, ou sous des bâches pas trop étanches, en attendant la fin de l'orage.

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Les enfants ne vont plus à l'école, et ne finiront certainement pas l'année scolaire. Deux sœurs, une collégienne et une primaire n'ont malgré tout pas cessé de se rendre en classe, même les jours d'expulsions, et tout cela sans se plaindre de leur situation. On va les laisser comme ça encore longtemps ? Les enfants sont des enfants qu'ils soient rroms ou non, roumains ou non

La mairie et la préfecture ne répondent plus à nos appels téléphoniques. La DDASS a également été avertie de la situation. En ce qui concerne l'hébergement provisoire des mamans avec les bébés, voilà plusieurs jours que l'on attend....

CONCRETEMENT, on fait quoi? On laisse faire cela??

Nous avons demandé par téléphone à la mairie, au 115, et à la préfecture, une rencontre commune.

Qui pourrait rédiger une demande de rencontre officielle?

Nous avons programmé une rencontre le 31 mai 2010 à 19h00 à l’Espace Pibarot, 11 rue de l'apprentissage de l'Amicale Laique de Beaubrun pour décider d'une suite concrète à ces évènements et préparer la manifestation du 12 juin avec les familles.

On compte vivement sur la présence d'un maximum d'entre vous, nous avons besoin de soutien! Il y avait hier soir plus de 120 personnes à la rue et nous étions 6 bénévoles (certes sous les orages), nous avons le soutien actif d'Emmaus et du Secours populaire.

Anne-Sara et Adeline pour nous contacter (06.83.31.94.78. ou 06.82.31.24.86)

©photos/ aslc

mercredi 26 mai 2010

expulsion ce matin des familles de la rue Desjoyaux

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Ce matin une soixantaine de personnes, dont 15 enfants, ont été expulsées de Desjoyaux . L' ouragan d' expulsions qui souffle sur St-Etienne depuis quelques jours se démultiplie. La Préfecture et la Mairie font bien leur boulot de printemps . Ils "nettoient" . La honte tombe sur la ville .

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Dès que les familles ont été sur le trottoir, les fenêtres étaient neutralisées et les ouvriers montaient sur le toit pour démolir la toiture.

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L' enfant souriait ... sur le trottoir, une petite fille se contemplait dans un miroir ... Miroir.jpg

©photos/mpv

mardi 25 mai 2010

rencontre avec la sociologue Maria Strudenti .

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Maria Strudenti est une sociologue italienne . Son travail porte sur les matériaux employés et la configuration pour les édifications de bidonvilles dans les villes de moyenne importance, en France et en Europe . Elle a travaillé avec les plus grands architectes sur la thématique du logement social . Beaucoup de parutions, livres , à son actif . Elle avait entendu parler de la création d' un bidonville sur St-Etienne... après prise de contact téléphonique, elle est donc venue hier soir dans notre ville pour continuer un de ses futurs livres : " de la conception à la réalisation d' un bidonville , un terrain d' exploration sociale, architectural et politique "

Elle a choisi Saint-Etienne . Pourquoi ? "Saint-Etienne était une espèce d' aubaine pour moi, la création toute neuve d' un bidonville . "

Depuis quelques jours , elle est donc " en poste" , sur ce terrain de Montmartre, entre le cimetière et le chenil.

Elle regarde, elle analyse .

Ensuite, à sa manière à elle , avec ses mots de sociologue elle dira dans ses futurs livres ce qui a conduit un groupe de 80 personnes, expulsé de manière constante et déterminée dans notre ville par la Ville et la Préfecture, à atterrir et à se loger sur un terrain dénué de tout . Comment les gens se sont débrouillés, quel type de bois ont-ils employé pour fabriquer les cabanes, d' où viennent les tentes , la topographie des lieux, quelles sont les personnes qui ont pris quels emplacements et pourquoi ... (voir précédents billets sur les expulsions de ces derniers jours)

Je l' avais rencontrée il y a quelques années à Naples, elle travaillait sur la strada Sante De Pietra , les habitants avaient décidé "de prendre en main" la construction de leurs maisons sur un terrain un peu pourri , sans eau ni électricité .

Bref , nous nous étions donné RDV hier soir . Sur le terrain Montmartre . Elle m' a demandé de prendre quelques images . Je vous les livre . Avec quelques légendes . Ses textes suivront plus tard .

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Drenda.jpg ''Il y a d' abord ceux qui ont l' usage d' un véhicule et qui ont la possibilité de construire une vraie cabane . Récupération de palettes. Savoir-faire . 5 cabanes sur le terrain . Ils peuvent aller récupérer des matériaux de ci et de là . Donc , constructions de cabanes .''

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''Puis il y a ceux qui n'auront jamais accès à la récupération de bois , et qui ont beaucoup moins de savoir-faire . et pas de véhicule . Ceux là vivent dans des tentes improbables.''

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''et puis il y a les enfants , le terrain est "farci" de serpents , couleuvres ou vipères .... Enfin , on peut penser que les serpents mangeront les rats .''

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''et puis il y a les nourrissons, bien à l' abri dans un coffre de voiture. Où les poser ailleurs ?''

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''et puis le seul point d' eau installé par la Ville . Bien évidemment , pas de toilettes et pas d' électricité''

Son étude est intéressante . Nous l' aiderons bien évidemment .Cela va de soi.

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Et puis il a ceux du fond , ce sont eux qui vivent avec les serpents . C'est toujours beaucoup plus humide, au fond .

©photos/mpv

samedi 22 mai 2010

La mairie et la préfecture installent un bidonville à Saint Etienne

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Ce texte est publié sur le site du Portail pour l’accès aux droits sociaux avec de nombreuses autres photos .

Un terrain vague jonché ici ou là de détritus, coincé entre le cimetière de Montmatre et le chenil, c’est là que se sont regroupés, en désespoir de cause, les familles roms roumaines expulsées deux fois en deux jours par la préfecture et la mairie de St-Etienne. 22 enfants dont la majorité a moins de 6 ans, un bébé de 4 mois et deux de 1 mois, au total 60 personnes environ, fatiguées par les deux expulsions qu’elles viennent de subir. Expulsion de l’immeuble de la rue Preynat à Beaubrun (voir), ce 19 Mai au petit matin, sur demande de la mairie puis, le lendemain matin, de celui du 33 bd de la palle appartenant à l’OPAC de la ville de St Etienne, dans lequel elles avaient trouvé refuge. Elles ont passé la nuit entassées dans quelques voitures et les deux ou trois tentes amenées par des membres du réseau de solidarité et le Secours Populaire. EMMAÜS a aussi amené dans un camion tout ce qu’ils ont pu rassembler.

La situation est désastreuse. Les enfants bien sûr ne vont plus à l’école. Les adultes réfléchissent à la façon dont ils vont pouvoir trouver du bois, divers matériaux pour construire des cabanes. Tous nous disent qu’ils n’en peuvent plus d’être expulsés, qu’ils veulent pouvoir rester quelque part. Tous les efforts faits pour scolariser les enfants, gagner une fréquentation régulière de l’école, sont détruits. Une femme soignée pour le cancer se demande comment elle va se faire les piqûres journalières prescrites par l’hôpital.

Un désastre organisé par la mairie et la préfecture qui refusent obstinément d’examiner toute solution d’hébergement et de logement décente et durable. Lors d’une récente entrevue demandée par le réseau de solidarité avec les roms, l’adjoint, représentant le maire, avait redit une énième fois que la mairie refusait de loger ou d’héberger ces familles, qu’elle avait demandé en priorité l’expulsion de Preynat et de Méons (un immeuble réquisitionné depuis deux ans par le réseau de solidarité) tout en n’excluant pas l’expulsion des autres lieux de vie des familles. Quand à la préfecture elle organise les expulsions et refuse également toute solution digne. Il y a 7 mois le préfet s’était engagé à prendre l’initiative d’une rencontre de travail entre les collectivités territoriales, l’Etat et les associations. Depuis rien. Préfecture et mairie sont bien responsables de ce bidonville en cours de constitution à St-Etienne. Au lieu d’aider ces familles à accéder à un logement ou un hébergement, elles les parquent sur un terrain vague, alors qu’il y a de nombreux logements et bâtiment vides sur la ville et l’agglomération. Après ça on pourra toujours avoir de bonnes paroles sur les droits de l’homme et sur les droits des enfants.

Malgré tout ce que pourront faire les associations, on sait vers quoi cette situation va déboucher. Un terrain qui va se transformer en gadoue dès la première pluie, sans WC, les rats qui vont immanquablement arriver, avec les aboiements des chiens en permanence, l’odeur du chenil qui deviendra vite difficilement supportable avec la chaleur, l’humidité, la poussière, la saleté. Et une population qui risque bien d’augmenter si les expulsions continuent. Voilà comment à St-Etienne on traite les pauvres parmi les pauvres, en opposition totale avec les traditions de solidarité et d’accueil de la ville.

Bien sûr cette solidarité commence à nouveau à s’organiser. Immédiatement EMMAUS, le Secours Populaire, alertés par le réseau solidarité roms, ont répondu présents. Des travailleurs sociaux du SAMU social sont aussi venus voir ce qu’ils pouvaient faire. Tout le monde est catastrophé en découvrant la situation.

Ce matin, la mairie, contactée par un membre du réseau de solidarité a quand même accepté de mettre un point d’eau et quelques poubelles. Mais, le 1er adjoint, Mr Coynel, s’est cru autorisé à répondre : « Il faudra que, le réseau de solidarité, vous veilliez quand même à faire respecter la propreté ». On croit rêver. La mairie expulse ces familles, refuse de les loger, installe un bidonville sur un terrain vague qui sert depuis plusieurs mois de décharge, brise une bonne partie du travail des associations, et demande à des membres du réseau de solidarité qui, bénévolement, tentent d’aider ces familles, d’assurer la propreté des lieux. Irresponsables, méprisants, honteux, on ne sait pas trop comment qualifier ce genre de propos. Et pour les WC ? Là ce n’est pas possible, répond le 1er adjoint, « la mairie ne peut pas tout faire, demandez à la préfecture ». Lamentable !

Nous publions ci-dessous quelques photos et nous invitons chacun à venir se rendre compte de la situation sur place, à venir discuter avec les familles de ce qu’elles ont besoin. Dans l’immédiat elles manquent de tout, notamment : toiles de tente, bâches, tables, chaises, réchauds et cuisinières à gaz, matelas, bouteilles de gaz et aussi des pelles, des bêches, des râteaux, des scies pour nettoyer le terrain, de quoi aussi fabriquer des toilettes sèches. Chacun peut amener ce qu’il a sur place ou prendre contact avec des membres du réseau de solidarité (06 82 31 24 86 - 06 28 25 54 35 - 06 83 28 82 17 - 06 09 04 69 98)

Georges Günther

jeudi 20 mai 2010

expulsion La Palle

Les familles rroms roumaines expulsées hier de l’immeuble de la rue Preynat, avaient trouvé refuge, faute de mieux, dans l’immeuble du 33 Bd de la Palle. Ce matin, en ce moment, la police les expulse à nouveau.

Cet immeuble appartient à Métropole habitat, l’OPAC de la ville de St Etienne. Il est prévu à la démolition. Où vont aller ces familles ? Environ 100 personnes sont concernées dont beaucoup d’enfants en bas ages.

L’attitude de la mairie et de la préfecture qui refusent d’envisager toute solution pour loger ces familles conduit à cette chasse inhumaine. Jusqu’où cet acharnement ?

Une telle politique est indigne des valeurs de solidarité, du respect de la dignité humaine et des droits de l’homme.

Nous demandons une réunion de travail avec la préfecture, la ville de St Etienne, la Communauté d’agglomération, le Conseil Général et le Conseil Régional pour dégager des solutions décentes et durables.

Pour l’instant ces familles ont besoin de notre soutien sur place. Pour celles et ceux qui le peuvent rendez vous au 33 Bd de la Palle (c’est dans le quartier de Monchovet juste à côté de la clinique privée).

mardi 18 mai 2010

expulsion aujourd' hui à Preynat

Ce matin les familles roumaines qui squattaient, faute de mieux, un immeuble pourri de la rue Preynat à Beaubrun, ont été expulsées. Expulsées sans qu’aucune autre solution ne leur soit proposée. Environ 100 personnes au total avec beaucoup d’enfants, des bébés.

Beaucoup de forces de police pour expulser ces familles : des CRS, des policiers nationaux, de nombreux fourgons, les rues du quartier de Beaubrun bloquées, des membres du réseau de solidarité avec les roms empêchés de passer par les CRS.

Sur place le responsable des forces de police a simplement proposé un hébergement provisoire (pour combien de temps ?) uniquement pour les femmes avec des bébés, mais sans le reste de la famille. Les familles ont bien sûr refusé.

Seules quelques affaires ont pu être récupérées avant que l’immeuble ne soit muré.

Tout le monde est donc à la rue et les forces de police demandent maintenant de dégager le trottoir. Pour aller où ?

Lors d’une rencontre, il y a quelques jours avec un adjoint au maire de St Etienne, celui-ci a dit que la mairie refusait de trouver des solutions de logements pour ces familles et que celles qui étaient dans l’immeuble de Preynat et de Méon seraient expulsées. Du côté de la préfecture c’est le silence, elle se contente d’expulser. Le préfet n’a toujours pas organisé la rencontre qu’il s’était engagé à organiser pour discuter du logement et de l’hébergement de ces familles.

Les familles qui avaient trouvé refuge à Preynat sont une partie de celles qui avaient été expulsées de la rue des Armuriers. L’immeuble de Méons est un immeuble réquisitionné il y a deux ans par le réseau de solidarité suite à l’expulsion des familles de Montplaisir et au refus de la mairie et de la préfecture de les reloger.

Encore une fois le scénario recommence. Les enfants rescolarisés à grande peine, après leur départ des armuriers, par les efforts des membres du réseau de solidarité et les enseignants, vont être une deuxième fois dans l’année déscolarisés. Quel écart entre les déclarations pour la commémoration de l’anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant et les actes.

Si vous êtes libres, il y a besoin de monde sur place pour aider les familles.