solidarité rroms saint-etienne

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mercredi 16 mai 2012

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jeudi 21 juillet 2011

Encore une EXPULSION !

ENCORE UNE EXPULSION CE MATIN RUE ROGER SALENGRO.

6 ADULTES ET 9 ENFANTS VIVAIENT ICI.

TOUS LES ADULTES ONT EU DES OQTF.

INFOS

bonjour

Je propose que dans la semaine du 22 au 28 août, à plusieurs, nous fassions un grand décapage du local. Qu'en pensez-vous ? Je propose le mercredi 23 août.

Pour rendre le local plus accueillant, je recherche :

- des corbeilles ou caisses à jouets

- des dessus de canapé, nappes, rideaux ...

- des plantes vertes

- des jeux en bon état


Pour la rentrée, nous aimerions aménager un coin pour les plus petits : qui a des idées, et surtout qui pourrait gérer ce coin ?

Anne-Sara

mercredi 20 juillet 2011

URGENT

Depuis avril, les expulsions ont repris. Comme l'année passée, les familles ne savent plus où aller, et s'installent donc sur des terrains, ou dans des garages.

Ces expulsions passent inaperçues, et il me semble que ça ne devrait pas devenir habituel au point de ne plus en parler !!!

A chaque fois, des OQTF et/ou ARF sont distribuées, et parfois des personnes sont placées en centre de rétention, des enfants également.

Je prends des vacances en août et renouvelle donc mon appel : je cherche une ou plusieurs personnes qui pourraient engager les démarches de recours s'il y a des OQTF et des ARF en mon abscence (sachant que le mois d'août est le mois des expulsions, et que les ARF et OQTF sont distribuées à ce moment là).





Ce matin, il pleuvait fort et il ne faisait que 13° ce matin.

Je pense alors aux familles qui sont sur le terrain dans des cabanes, et des tentes. Il y a de très jeunes enfants.

Je lance donc un appel pour des tentes, des bâches, des bouteilles de gaz, ...

Anne-Sara 06 82 31 24 86

Infos

- Jusqu'au 24 août, notre local situé 20 rue rouget de l'isle sera fermé les mercredis après-midi. Je continue mes permanences aux horaires habituels : mardi de 14h à 17h, et jeudi de 9h à 11h. J'ouvre également quelques demies journées supplémetaires afin de proposer des activités aux enfants et ados.

- Je serais abscente du 1er au 21 août : je cherche une personne pouvant s'occuper des recours contre les ARF ( s'il y en a ).

- J'ai un plan pour une activité poney , mais j'ai une voiture 2 places. Quelqu'un accepterait-il d'accompagner avec un voiture, ou bien d'échanger sa voiture avec la mienne pdt quelques heures ?

- Je cherche également une personne qui pourrait dessiner au crayon des motifs, soit sur un pan de mur entier, soit une simple frise, que les enfants pourraient peindre ensuite.

- Si vous souhaitez proposer des activités aux enfants pdt les vacances, ou bien à partir de la rentrée, ou vous investir ds le soutien scolaire auprès d'un enfant ou d'un ado, contactez moi au 06 82 31 24 86. Merci de faire circuler ce message.

- avant la fin des vacances, il serait bien que l'on puisse nettoyer, repeindre et rendre plus accueillant le local. Des volontaires ?

Anne-Sara

lundi 18 juillet 2011

Le 16 juin 2011,

Hier, les maisons squatées dans le quartier de monthieu ont été évacuées.

Plusieurs personnes ont été conduites en centre de rétention : il s’agit de 4 femmes à qui avaient été délivrées des OQTF en avril ou mai 2011, lors de précédentes expulsions. Les démarches pour faire des recours étaient entamées.

Une des femmes est là-bas avec 2 de ses enfants âgés de 9 et 15 ans. Son autre enfant de 5 ans est toujours à Saint Etienne avec son père.

Une autre femme est séparée de son fils de 4 ans, également resté ici avec le papa.

Ils auraient du tous partir en Roumanie le lendemain de leur arrivée, mais ce départ en urgence a été rendu impossible puisque des aides juridictionnelles avaient été accordées peu de temps avant.
Aujourd’hui, au tribunal administratif de Lyon, les recours ont été rejetés : les 4 femmes et les 2 enfants restent donc en centre de rétention jusqu’à ce qu’un départ en Roumanie soit prévu.

Ces enfants étaient scolarisés, assidus et particulièrement motivés : ils ne finiront donc pas l’année scolaire. La petite était en primaire et l’adolescent au collège. Ce dernier était actuellement en stage dans une entreprise qui souhaitait le prendre en apprentissage à partir de septembre. Ce garçon devait passer des tests à la chambre des métiers ce matin afin de faire un bilan de positionnement, pour évaluer la durée de la formation qu’il devrait suivre au CFA.

Ces femmes et enfants seront certainement de retour en France dans peu de temps. Pour la petite fille, l’inscription dans la classe suivante était déjà faite par l’école qui l’accueillait. Pour le garçon, l’entrée en apprentissage rsique d’être compromise, puisque les inscriptions se font dès maintenant, et il ya peu de place.

Quel sens a donc tout cela ? Foutre en l’air l’avenir de gamins qui se démènent avec leurs parents pour s’en sortir…les traumatiser en les enfermant, et en les séparant d’une partie de leur famille, les priver de l’école…comment peuvent-ils comprendre ce qu’on leur fait subir ?

Les mineurs sont donc traités comme des adultes, puisqu’on les enferme, on prend leurs empruntes digitales ainsi que des photos, et même s’ils ne sont pas accompagnés par au moins un de leurs parents au moment de l’expulsion, aucune prise en charge n’est proposée.

Les expulsions deviennent habituelles, et s’enchaînent ! Chaque année, ça recommence ! Et pourtant, certaines familles sont à Saint Etienne depuis des années. Les enfants et adolescents vont à l’école, les plus grands trouvent des patrons, mais leur situation administrative reste inchangée.

Hier matin, après avoir été expulsés, 2 adolescents sont partis en stage, un autre a été passé son CFG : dans quelles conditions ?

Anne-Sara

mardi 14 juin 2011

fête des roms

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Defenseure des enfants

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Les enfants roms vivent en France des situations en constante dégradation

Les Roms constituent un groupe maltraité dans toute l'Europe. Les familles, leurs enfants, sont de plus en plus les victimes du racisme et de l'exclusion de l'accès aux droits humains fondamentaux. Logements insalubres, regroupements forcés dans des quartiers réservés parfois murés, accès à l'emploi limité ou, de fait, interdit, scolarité inexistante ou inadaptée (parmi les enfants scolarisés nombreux sont ceux qui sont affectés dans des classes pour handicapés mentaux). Malgré les prises de position réitérées de la part des diverses instances européennes, aucune évolution positive ne se dessine et les Roms sont, de fait, incités à quitter les différents pays dont ils sont pourtant les citoyens.

En France, ils ont été particulièrement stigmatisés depuis l’été 2010 (discours de Grenoble du Président de la République).

Il n'existe pas de statistiques dans la mesure où la libre circulation est garantie pour tous les ressortissants européens et qu'il n'est pas possible de constituer des fichiers sur une base ethnique. Les associations compétentes, rassemblées dans l'ONG "Romeurope" estiment à 15 000 ou 17 000 le nombre de Roms en France. La moitié est représentée par des enfants.

Ils viennent essentiellement de Roumanie ; quelques uns sont bulgares ou ressortissants de l'ex-Yougoslavie (Serbie, Kosovo, Bosnie).

Les conditions de vie de ces enfants sont marquées par une grande précarité qui se traduit par des manquements graves à leurs droits fondamentaux et à leurs besoins fondamentaux :

1. Leurs conditions de vie quotidienne sont généralement insalubres (caravanes délabrées, tentes ou squats, abris de fortune fait de planches, de cartons ou de bâches en plastique) et très souvent ponctuées par des expulsions réitérées. Ils n’ont pas accès à une alimentation régulière et saine.

Dossier de presse Défenseure des enfants – Avril 2011 32

2. A l'occasion de la Journée Internationale des Roms (8 avril) les équipes de "Médecins du Monde" ont attiré de nouveau l'attention des pouvoirs publics sur la mauvaise prise en charge médicale, les indices de mortalité précoce et la non couverture vaccinale des familles roms. Moins de 12% des personnes sont à jour de leurs vaccinations parmi celles qui sont suivies par ces équipes. Il y a là, pour les enfants, pour leur environnement proche et en termes de santé publique de véritables carences.

3. Quand les Roms souhaitent quitter leur campements insalubres où qu'ils en sont chassés, il est rare que leur soient proposées des conditions de vie digne, en dehors du régime de "l'urgence", tant en ce qui concerne l'hébergement (le "115") que la nourriture au sein des accueils de jour. Les situations vont encore s'aggraver dans les tout prochains jours avec la fin des dispositifs "hiver".

4. Les départements proposent peu ou pas de réponses : la loi de "protection de l'enfance" (mars 2007) est interprétée de manière très restrictive. Bien souvent c'est une séparation d'avec leurs enfants qui est proposée aux parents, sous forme de placements en institution ou en familles d'accueil. Les recours aux suivis "en milieu ouvert" sont très peu utilisés alors qu'ils permettraient un accompagnement social et global des enfants (accès aux soins, à la scolarisation, aux loisirs, etc.)

5. Certaines municipalités méconnaissent le droit des enfants roms à la scolarité obligatoire de 6 à 16 ans sous couvert d’irrégularité du stationnement. Les préfets sont amenés à leur demander, sans délais, d'inscrire ces enfants dans l'école correspondant au lieu de stationnement de leur famille malgré son irrégularité. Nombre d'enfants roms, même inscrits dans une école, ne suivent que des parcours scolaires aléatoires, rarement continus du fait des expulsions ou de la mauvaise volonté d'administrations locales.

6. A la suite des observations et recommandations de la Défenseure, le Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU avait souligné dans son rapport relatif à la France (juin 2009), les graves manquements de notre pays à l'égard des droits fondamentaux des enfants roms. Force est de constater que non seulement il n'y a pas eu d'amélioration sensible, mais que la dégradation de la situation de ces enfants s'est accentuée, malgré les efforts remarquables des associations et de certaines collectivités territoriales.

7. S’il est vrai que certains enfants mendient et, sous la contrainte d'adultes, peuvent être conduits à commettre des actes délictueux, dans tous les cas leur droit premier à être protégé doit être rappelé et effectivement mis en oeuvre par tous les détenteurs d'une autorité publique : services de l'état, des conseils généraux et des communes. Il est de la responsabilité de l’Etat de réprimer les adultes qui exploitent la vulnérabilité de ces enfants.!

jeudi 7 avril 2011

8 avril : fête des rroms

A St Etienne à 18 H théâtre et musique, à 20H 30 soirée-débat au France autour du film "LACHO DROM"

Le vendredi 8 avril, à l’occasion de la fête internationale des rroms à St Etienne le réseau de solidarité avec les rroms, invite :

¤ A 18 heures Place Jean Jaurès, près du kiosque

 Théâtre et musique : Les acteurs sont des écoliers Rroms de la ville.
 Buffet convivial : Pour partager… ce que nous aurons préparé et apporté !

¤ A 20 heures 30 au cinéma Le France Projection du film LACHO DROM (Bonne route) de Tony Gatlif (1993) Voyage aux sources de la culture rom, où Tony Gatlif, gitan d’origine algérienne, passe en revue toutes les déclinaisons et toutes les instrumentations possibles de la musique tzigane en partant du Nord-Ouest de l’Inde, en passant par l’Egypte, la Turquie, la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie et la France. Mille ans d’histoire marquée par la haine et le rejet de ces peuples qui jouent leur vie et expriment leurs sentiments jusqu’à la folie.

L’avis de Jean-Luc Macia - LE MONDE : Cent minutes de chants, magiques, émouvants. Pas une comédie musicale mais peut-être le premier pamphlet cinématographique uniquement en musique. Les héros ? : Des anonymes bien typés. Oh, ne voyez aucun racisme dans cette épithète car Latcho Drom est sans doute le meilleur plaidoyer antiraciste jamais réalisé. Rien n’est affirmé, tout est suggéré. La musique est toujours belle, parfois envoûtante… Comme par magie et avec un vrai talent de cinéaste, Tony Gatlif réussi son pari.

¤ Après le film : Informations et débat sur la vie des familles Rroms, le réseau de solidarité de Saint-Etienne…

Contact : 06 48 82 48 26 – 04 82 37 32 56

vendredi 3 septembre 2010

Les solutions pour un accueil digne des familles roms partent nécessairement des réalités concrètes donc locales

Depuis fin juillet les expulsions des familles roms de leurs lieux de vie ont pris une intensité jamais connue jusqu’à présent à Saint Etienne. L’Elysée et le gouvernement ont choisi notre ville pour débuter la mise en œuvre et en scène des mesures annoncées par Sarkosy, une dérive sécuritaire pour tenter de garder la main et le pouvoir. (voir sur le site des réseaux citoyens : "Ne marchons pas dans la dérive sécuritaire"




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jeudi 5 août 2010

Des photos

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Iasmina, Anamaria, Larissa, et Ionla à la peinture. Ionut, Gorgina et Marius aux cartes.




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Alexandru a oublié qu'il a grandi !

La pichine !

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Sara, Denisa et Tabita : première sortie piscine, on commence par la pataugeoire...

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Alex et David, à l'aise comme des poissons dans l'eau.

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Tabita, Adela, Denisa, Sunita et Sara... et Isaac au fond.

jeudi 29 juillet 2010

Ah, les mercredis après-midi à la salle !!!

Photo0536.jpg ... Ionut ! rends moi mes lunettes ! ...

Hier, nous étions une vingtaine au local de l'association, 15 enfants de 5 à 12 ans et 3 mamans. Nous sommes venus à pied du terrain de Montmartre. Au programme, coloriage, puzzle, gros légos, et petit goûter.

Photo0535.jpg ... Ana maria et Ionut : quand les grands volent les légos des petits ! ...

Photo0534.jpg ... Quand Dolar boude après avoir fait quelques conneries ! ...

Ce soir, nous allons à la piscine avec les enfants de Terrenoire. La semaine prochaine, ce sera au tour des enfants de Tardy, mardi soir... Comme d'habitude, nous recherchons des bénévoles pour le transport, puisque les sorties se font en fin d'après-midi.

Anne-Sara 06 82 31 24 86

lundi 26 juillet 2010

On va à la salle !

Nous vous rappelons que les permanences de l'association se tiennent les mercredis de 14h à 16h au 20 rue Rouget de Lisle, à Saint Etienne. Nous y organisons des activités avec les enfants, et accueillons les familles pour toute demande de renseignements.

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De gauche à droite : Roxana, Emmanuel, Alex, Cristian, Madalina, David,Isaia, Isaac, Adela, Tabita et David.

Anne-Sara

Les vacances pour les enfants du terrain et des squats

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A vrai dire, avec toutes ces expulsions, et donc tous ces changements d’adresse, les inscriptions en centres de loisirs pour les enfants sont passées à la trappe. Seuls Denis, Ana Maria et Cosmina vont à l’amicale laïque de Beaubrun, où quelques places restaient encore. Cette semaine, les 2 filles sont mêmes parties en camp à Retournac. De vraies vacances au moins pour elles deux !

Chaque mercredi, un groupe d’enfants vient au local (au 20 rue rouget de lisle) : ils peuvent dessiner, peindre, jouer, goûter…

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Chaque semaine, nous essayons d’accompagner un groupe d’enfants/adolescents à la piscine. Non seulement, ils s’amusent, mais cela leur permet aussi d’avoir accès à une douche. Pour ces sorties piscine, et pour organiser d’autres activités, nous manquons toujours de monde. Alors, bienvenue aux personnes qui souhaiteraient participer. Vous pouvez me contacter au 06 82 31 24 86.

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Toutes ces petites activités permettent aux enfants de voir autres choses, et surtout de se divertir comme tous les autres enfants.

Anne-Sara

jeudi 17 juin 2010

Expulsion - Désolation

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Ce jeudi matin 17 juin, le maire de St-Etienne et le préfet de la Loire ont fait expulser les familles et enfants rroms hébergées dans l’immeuble réquisitionné de Molina. La chasse aux Rroms est ouverte en Europe. Et St-Etienne se distingue tout particulièrement.

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mercredi 9 juin 2010

Nouvelle journée noire pour le respect des droits et de la dignité humaine à St Etienne.

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Hier, les familles roms occupant l’immeuble de Méons ont été expulsées. Expulsées sans solution donc mises à la rue. C’est à la demande directe du maire de St Etienne puisque la ville est propriétaire.

Sur place la police nationale assure l’opération avec la présence d’un huissier de justice.

Rien ne justifie une telle expulsion hormis la volonté d’en finir avec les bâtiments réquisitionnés par le réseau de solidarité et les autres bâtiments occupés par les familles, comme nous l‘a dit plus tard le directeur du cabinet du maire (voir ci-dessous). Pour Méons ça n’a même pas attendu la fin de l’année scolaire (plusieurs enfants étaient scolarisés à l’école du soleil et au collège Jules Vallès).

Quelques membres du réseau de solidarité étaient sur place, pour d’autres il a fallu un peu insister pour passer le barrage de police et venir donner un coup de main pour tenter de sauver quelques effets. Une entreprise, payée par la ville, commençait déjà à souder les volets. La ville a accepté d’envoyer un camion chercher les affaires.

Un employé municipal nous confirme que le toit de l’immeuble va être détruit. L’huissier l’avait déjà dit à un membre du réseau de solidarité.

Les familles se sont retrouvées sur une pelouse un peu plus loin. Tout le monde est désemparé. Celles qui ont des voitures les ont remplis de matelas, couvertures, ustensiles de cuisines et quelques petits mobiliers. Nous décidons de nous retrouver sur les marches de l’hôtel de ville.

Sur place nous entrons dans le hall de la mairie avec quelques rroms. Des policiers municipaux sont présents. Dès que les autres familles arrivent les portes sont alors fermées.

Nous montons demander une rencontre avec le Maire. Le directeur de cabinet, l’adjoint à la sécurité et un membre du cabinet nous reçoivent. Marie-Pierre demande que les portes de la mairie soient réouvertes. Le directeur de cabinet : « réponse négative ».

Nous réaffirmons que rien ne justifiait cette expulsion. Nous demandons l’arrêt des expulsions et une réunion de travail avec la préfecture, la mairie, les autres collectivités locales, les associations et les familles, pour mettre en route des solutions de logement et d’hébergement décentes et durables.

Après avoir contesté qu’il existe des financements européens pour améliorer les conditions de logement des communautés marginalisées notamment roms, et affirmer que la mairie recevait beaucoup de demandes d’expulsion y compris de l’ADAPEI (le réseau de solidarité à d’autres informations de l’ADAPEI sur le fait qu’elle n’a rien demandé), le directeur de cabinet précise la position de la mairie : « Vous savez comment cette question est contradictoire, on se sent coincé dans cette affaire. La ville de St Etienne est celle en France qui a les niveaux des loyers les plus faibles parce que nous sommes la ville qui a le plus de logements vacants. Donc si on laisse s’installer les squats en trois ans on va voir tripler, quadrupler les squats. (…) Si on cesse cette politique d’expulsion on va voir exploser ces squats. » Une nouvelle version de l’appel d’air avec reconnaissance de la vacance de nombreux bâtiments.

Plusieurs membres d’associations présents insistent sur la demande d’une réunion de travail. «Pourquoi ça ne serait pas la fierté de la ville de recevoir ces gens, pourquoi n’assumez-vous pas cette demande ensemble avec les associations ? » demande quelqu’un ?

Réponse « pourquoi la ville ferait seule l’effort, (…) Aucun maire de l’agglomération n’a répondu à la demande du maire de St Etienne. (…) Pourquoi ne vous adressez vous pas au préfet, au Conseil Général. Vous n’envahissez pas le Conseil Général.(…) ». Les membres des associations protestent : « Nous les faisons aussi … ». Puis énervement du directeur de cabinet avec des mises en cause personnelles, des accusations d’instrumentaliser la cause des roms, les roms viennent à St Etienne, lui a-t-on dit, parce qu’il y a des associations qui les accueillent. « Plus on vous reçoit plus vous venez nous voir »…

Pendant ce temps 30 personnes sont dehors sous la pluie.

Ce soir les familles étaient toujours à la rue. Elles refusent d’aller au bidonville.

Georges Gunther

A quoi mènent les expulsions ...terrain de Montmartre - Saint-Etienne

Voici à quoi mènent les expulsions répétées de ces dernières semaines ... .. Bidonville1.jpg .. Bidonville2.jpg .. Bidonville3.jpg .. Bidonville4.jpg .. Bidonville5.jpg .. Bidonville6.jpg .. Bidonville7.jpg ..

les pommes de terre se font bien évidemment au feu de bois , les gamins vont s' enliser dans l' énorme mare due aux pluies torrentielles de ces derniers jours , il y a deux toilettes chimiques posées par la Ville pour une centaine de personnes, les cabanes ont pris l' eau , les tentes réduites à néant . la plupart des enfants ne vont plus en classe , deux collégiennes résistent cependant.

Elles continuent d' aller au collège. Il leur faut du courage . Il n' y a rien pour ranger , rien pour se laver , ( deux misérables points d' eau installés ) cela s' appelle la désolation . je n' avais pas connu un tel bidonville, sur St-Etienne .

un bidonville créé de toute pièces, par la volonté de ceux qui sont déterminés d' éliminer complètement de St-Etienne ceux qu' ils pensent indésirables. Mairie et Préfecture, Un seul désir : EXPULSION

Même le terrain des Charbonnages de 2004 était plus spacieux. Les familles sont fatiguées, les enfants malades, cela s' appelle un camp . Un camp où l'on pose des gens, après toutes les expulsions de ces dernières semaines . C' est ce qu'ont voulu la Ville et la Préfecture sur St-Etienne. Les efforts conjugués, depuis des années, de toutes les familles rroms et du Réseau Solidarité sont effectivement réduits un petit peu néant. C' est ce qu'il veulent, nos élus de la Ville et nos fonctionnaires de la Préfecture. Plus un rrom roumain sur St-Etienne ! Et pourtant ... à la force du poignet, et je pèse mes mots, des familles rroms roumaines sont désormais dans un appartement , les enfants tous en classe, certains, plus grands , en stage . Quelques personnes rroms roumaines travaillent. CDD, CDI. Peu, il est vrai, tant il y a de barrières, pour eux, pour l' accès au travail.

Oui, les nouveaux entrants dans la Communauté Européenne ont des désirs,et ils ont des droits.

et puis il y a les fameux rapports de la Commission Européenne

"Contre les discriminations" nenni ! nos élus n' entendent ou ne comprennent que très peu de choses . ils paraissent sourds à toute idée de construction européenne.

La Croix Rouge, hier, sur ordre de la préfecture ou de la mairie a été appelée pour un espèce de recensement sanitaire sur le fameux camp. Cela veut bien dire ce que ça veut dire. Dans les camps, on appelle souvent La Croix Rouge.

Ce matin, Méons a été expulsé. Une trentaine de personnes à nouveau à la rue. La réunion de 11 heures aujourd' hui avec la Ville n' a abouti sur rien de concret. Ils ne savent que très peu de choses et n' ont certainement pas envie de s' intéresser au problème.

Mais on n'élimine pas d' un coup d' assignation au tribunal des dizaines de personnes. Refuser d' analyser et de trouver des solutions est un manquement grave à la bonne organisation de la gérance d' une ville, d' un département . Dommage pour ceux qui le font .

mpv

mardi 8 juin 2010

nouvelle expulsion : Méons !

7h30, aujourd'hui

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La police est en train d’expulser l’immeuble de Méons occupé par des familles roms roumaines depuis 2 ans.

30 personnes mises à la rue dont 7 enfants certains de 1 et 2 ans. Tous vont être déscolarisés.

Cette expulsion est à la demande directe du maire de St Etienne puisque le bâtiment est propriété de la ville. Rien ne justifie cette expulsion. Même pas les habituels justificatifs sur la sécurité des personnes régulièrement mis en avant par les pouvoirs publics. Ces familles sont mises à la rue pour aller où? Renforcer le bidonville ?

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L’immeuble de Méons avait été réquisitionné par les associations il y a deux ans suite à l’expulsion à la demande de la mairie de l’ex-école de Montplaisir et de la destruction sauvage de toutes les affaires des familles par le feu et la fumée de pneus brûlés dans les bâtiments lire sur réseaux citoyens

Un campement de 16 jours s’en était suivi sur la place Jean Jaurès. C’est devant le refus de la préfecture et de la mairie de mettre en oeuvre des solutions de relogement que le réseau de solidarité avait décidé de réquisitionner cet immeuble en bon état, vide depuis des années.

Nous proposons à toutes celles et tout ceux qui le peuvent de se retrouver aujourd’hui à 10H sur les marches de l’hôtel de ville.

Nous attendons un changement d’attitude de la mairie de St Etienne, une politique qui respecte l’humanité de ces personnes. Plusieurs solutions sont possibles sur St Etienne et l’agglomération.

Georges Günther

Rappel :

Manifestation forum à St Etienne « Un toit c’est un droit, un toit c’est la loi ! » samedi 12 juin

samedi 5 juin 2010

Non au bidonville de St-Etienne - Une pétition à signer en ligne

« Suite à l’expulsion d’immeubles qu’occupaient des familles roms roumaines et à la constitution d’un bidonville à St Etienne, nous vous appelons à signer la pétition suivante. »

Nous ne pouvons accepter que près de 150 personnes dont 36 enfants (avec une majorité de moins de 6 ans), soient contraintes de vivre dans des cabanes de fortune, sous des tentes, dans la boue, sur un terrain vague entre le cimetière de Montmartre et le chenil, alors que de nombreux bâtiments et logements sont vacants sur l’agglomération stéphanoise.

Rien ne peut justifier une telle situation qui foule au pied les droits humains les plus fondamentaux. Nous exigeons des solutions d’hébergement et de logement décentes et durables pour ces familles.

Cette pétition sera adressée au Préfet de la Loire et au Maire de St Etienne

SIGNER LA PETITION :

Merci à RESF qui nous a hébergés pour une pétition sur leur site .

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